Penser la pensée : fondements épistémologiques de l’arrière-plan réflexif en sciences humaines
Palavras-chave:
Réflexivité, Épistémologie, Sciences humaines, Arrière-plan réflexif, Construction du savoir, Sujet connaissant, Pratiques scientifiquesResumo
Cet article interroge les fondements épistémologiques de l’arrière-plan réflexif en sciences humaines, en envisageant la réflexivité non comme une simple posture méthodologique, mais comme une condition constitutive de la production du savoir. À partir d’une approche théorique et critique, il s’agit de mettre au jour les cadres implicites, les présupposés et les dispositifs cognitifs qui sous-tendent l’acte de « penser la pensée ». L’analyse mobilise des apports issus de l’épistémologie, de la sociologie de la connaissance et de la didactique, afin de montrer que la réflexivité s’inscrit dans un réseau de médiations historiques, culturelles et institutionnelles.
L’article examine également les tensions entre objectivation et subjectivation, en soulignant le rôle du sujet connaissant dans la construction des objets de recherche. Il met en évidence que l’arrière-plan réflexif fonctionne comme un espace dynamique où se négocient les rapports entre savoir, pouvoir et langage. En ce sens, la réflexivité apparaît comme un opérateur critique permettant de déconstruire les évidences et de renouveler les pratiques scientifiques. Enfin, cette contribution propose de repenser la réflexivité comme une compétence transversale, essentielle à la formation et aux pratiques en sciences humaines, ouvrant ainsi des perspectives pour une épistémologie plus consciente de ses propres conditions de possibilité.
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