Quand le droit s’autorise un retour en arrière : réinventer la clause de dédit au service de l’immobilier marocain 

Autores

  • Asmaa BENAABID Université de Nantes

Palavras-chave:

clause de dédit, vente immobilière, clause pénale, arrhes, indemnité d’immobilisation, liberté contractuelle, bonne foi.

Resumo

L’article analyse la clause de dédit dans les transactions immobilières marocaines, mécanisme permettant à une partie de se rétracter d’un contrat moyennant le versement d’une somme compensatoire. Cette faculté, bien que compatible avec la liberté contractuelle, se distingue des arrhes, de l’indemnité d’immobilisation et de la clause pénale, car elle ne constitue pas une inexécution fautive mais indemnise uniquement l’intérêt négatif.

La doctrine et la jurisprudence françaises offrent un cadre de référence, reconnaissant le dédit comme un droit potestatif exercé loyalement. Transposé au droit marocain, ce mécanisme pourrait s’inscrire dans la liberté contractuelle, sous réserve du respect du principe de bonne foi, garantissant loyauté, équilibre et sécurité économique des transactions.

L’étude propose également d’intégrer les break-up fees et clauses Material Adverse Change, inspirées du droit anglo-saxon, pour sécuriser les ventes immobilières tout en préservant la flexibilité et la prévisibilité contractuelles. La codification du dédit, encadrée par la bonne foi, renforcerait la stabilité juridique et la confiance dans le marché immobilier marocain.

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Publicado

2026-03-18

Como Citar

[1]
BENAABID , A. 2026. Quand le droit s’autorise un retour en arrière : réinventer la clause de dédit au service de l’immobilier marocain . Revue Internationale du Chercheur . 7, 1 (mar. 2026).

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