Esthétique de crise et enjeu dramatique chez Bandaman.
Keywords:
subversion, violence, théâtre citoyen, égocentrisme, conscience activeAbstract
Les nouvelles formes dramatiques négro-africaines mettent en devenir les canons dramatiques par souci d’expressivité. À partir de Au nom de la terre et de La terre qui pleure de Maurice Bandaman, cet article interroge les mécanismes par lesquels les formes de violences sociales définissent et intègrent une esthétique dramatique. L’esthétique étant globalement perçu comme l’entité qui définit les goûts artistiques d’une société à un moment donné, l’esthétique de crise s’inscrit dans la logique compréhensive des écarts et artifices nouveaux qui décrivent une poétique dramatique. À travers une lecture sociocritique et sémiologique, l’on note que la dramaturgie de Bandaman se déploie sous le prisme de mécanismes endogènes et bruts qui révèlent la chute de l’humanité. Le style précipité permet, en plus de préciser les certitudes dramatiques et l’idéologie d’engagement de l’Ivoirien, de dénoncer les dérives sociales, faisant de son théâtre un théâtre citoyen.
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