Les récriminations de fraude électorale au Cameroun. Une hypothèque à la gouvernance participative ou l’expression du complexe de Gribouille
Mots-clés :
Fraude électorale, Comportement politique, Complexe de Gribouille, Participation électorale, Gouvernance participative, CamerounRésumé
Cet article traite des récriminations de fraude qui cristallisent les périodes de précampagne et de campagne électorale au Cameroun, depuis 1991. L’interrogation porte sur la nature et le rôle de ces formes politiques récurrentes et décentralisées. L’analyse consiste à montrer qu’il s’agit des actes d’opposition à part entière qui réfèrent à la défiance électorale et la dé-légitimation de la démocratie en cours d’implémentation. Dans ce pays, les récriminations de fraude électorale plongent leurs racines dans l’épaisseur des manipulations coloniales et s’objectivent dans une tradition d’opposition inspirée des actes posés par les nationalistes d’antan, pour combattre les pratiques coloniales incriminées. Si, de nos jours, ces formes politiques problématisent la participation politique, elles s’apparentent formellement à l’expression du «Complexe de Gribouille». C’est fondamentalement d’un procès insidieux que l’opposition intente contre les autorités apparaissant comme les «sortants toujours gagnants» et aux élections elles-mêmes, qui tardent à donner lieu à une alternance politique.
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