Pronatalisme et procréation chez les Baoulé et les Malinké de Bouaké (Côte d’Ivoire) : analyse socio-anthropologique.
Mots-clés :
Pronatalisme, analyse, socio-anthropologique, Baoulé, MalinkéRésumé
Ce travail consiste à analyser les perceptions populaires, liées à la procréation humaine chez les communautés Baoulé[1] et Malinké[2] dans la commune de Bouaké à partir de la méthode qualitative. A l’aide de guide d’entretien, 30 personnes ont été interrogées selon la technique du choix raisonné et l’effet boule de neige. Les résultats obtenus révèlent des points de vue communs et divergents. En termes de similitudes, le désir pronataliste chez ces deux communautés émane de la place de l’enfant comme richesse divine, source de pérennité et de stabilité sociale. Spécifiquement chez le Malinké communauté patriarcat, les naissances nombreuses se justifient par la recherche permanente d’enfant de sexe masculin pour la gestion du pouvoir familial et de prouver la virilité du mari. Quant au Baoulé matriarcat, peu importe le sexe, la procréation relève d’un simple acte de tradition d’où un symbole de référence pour prouver son passage sur terre. Ainsi, cette recherche met en lumière les logiques de constructions sociales autour de la procréation humaine déterminées par les facteurs socioéconomiques, environnementaux, politiques et cosmologiques qui les caractérisent.
1 Baoulé (Ba Ou Li), un peuple du groupe Akan vivant en grande majorité au Centre de la Côte d’Ivoire.
2 Malinké (Mandinka ou Mandingo), un peuple du groupe Mandé vivant en Afrique. En Côte d’Ivoire, la grande majorité se trouve au Nord.
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